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REVUE DE PRESSE

2026

Août :

Journal le Guide : Expo Les milles lignes 

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L'une des oeuvres de l'exposition Les mille lignes d'Isabelle Lambert

ART. L’exposition Les mille lignes de l’artiste Isabelle Lambert se poursuit jusqu’au 27 août à la galerie de la bibliothèque Gabrielle-Giroux-Bertrand de Cowansville.

 

L’artiste « explore l’humain à travers une démarche artistique centrée sur le gribouillis, abordé à la fois comme langage visuel et comme processus de création », explique-t-on par voie de communiqué.

 

Dans cette exposition, plus d’une trentaine d’œuvres y sont présentées, dont environ la moitié qui a été réalisée cette année. Cinq dessins grand format s’y trouvent également.

 

«Le gribouillis est souvent perçu comme un geste anodin, commente-t-on. Il naît parfois au détour d’une conversation, au bord d’une feuille, pour occuper les mains ou laisser vagabonder l’esprit. Pourtant, derrière cette apparente spontanéité se cache un langage libre, instinctif et profondément vivant, affranchi des règles du dessin traditionnel.»

 

Mme Lambert est artiste figurative depuis une trentaine d’années, s’intéressant particulièrement aux portraits. Son exposition Passages avait été présentée plus tôt cette année à l’Espace Claire-Léger du centre d’art Arts Sutton. L’artiste de Sutton avait également pris part à l’exposition collective et itinérante Bientraitance, qui a fait un passage à Cowansville et à Sutton, avec sept autres artistes de l’Estrie.

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Portrait d’Isabelle Lambert

 

Dans ses dessins, Isabelle Lambert capte ce qui émane de l’être, son énergie, son unicité, son intériorité, bien au-delà des traits visibles.

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​​​Depuis toute petite, dans son village de Saint-Joseph-de-Beauce,

Isabelle Lambert dessine. Spontanée et instinctive, elle exprimait déjà

un regard singulier sur le monde. C’est au CÉGEP, lorsqu’elle fait la

rencontre déterminante d’une professeure en histoire de l’art que sa

passion se confirme, que son talent naturel se révèle.

 

L’expérience humaine

Elle entre aux Beaux-Arts de l’Université Concordia pour une majeure

en peinture et dessin. Après un début de carrière prometteur, des premières

expositions collectives, les aléas de la vie l’obligent à changer de chemin,

elle met de côté ses aspirations artistiques. Elle s’intéresse au corps humain

sous une nouvelle perspective. Elle suit une formation de naturopathe.

 

​​​À travers l’alimentation, les plantes, l’hygiène de vie,

sa sensibilité et son expérience personnelle, elle développe une approche globale et personnalisée.

« Cette expérience humaine m’a appris à regarder au-delà des apparences, à percevoir les histoires silencieuses, les fragilités, les forces et les traces invisibles qui composent l’identité intime de chaque individu », explique Isabelle Lambert.

 

Trouver l’essence

Lorsqu’elle reprend ses crayons après 25 ans loin de la création, ces années d’observation et de compréhension de la nature humaine se traduisent dans la profondeur et la beauté émouvante qui se dégagent de ses portraits. On y perçoit toute la vastitude et la richesse de l‘âme humaine; la douleur, la vulnérabilité, la tristesse, ces sentiments intrinsèques au fait de vivre, tout autant que le courage, la joie et la résilience. Limitée par son espace de création, des grandes fresques sur lesquelles elle aimait travailler à l’époque de l’Université, elle se familiarise avec les petits et moyens formats.

 

Elle choisit le dessin. Elle aime l’intemporalité du médium, la pureté, la précision, le pouvoir de la ligne, le jeu des pleins et des vides, de l’ombre et de la lumière, le geste direct qui se rapproche davantage du vrai, de l’intimité sans tricherie ni artifice. Ce qui l’anime, c’est de ressentir et capter ce qui émane de l’être, son énergie, son unicité, son intériorité, bien au-delà des traits visibles : « Trouver l’essence d’une personne, la résonnance de son histoire, la vibration intérieure qui la singularise », précise l’artiste. « À travers ce processus, je cherche à instaurer un échange silencieux, mais profondément sensible avec le sujet ».

 

Dans le respect de l’environnement​

Dans sa pratique, elle accorde une attention particulière

à la dimension écologique. Elle prend des précautions

 adéquates avec certaines matières pour réduire son

empreinte et être ainsi en accord avec le vivant et sa démarche

 d’artiste. Son œuvre Les lignes du temps, qui a été présenté

dans le cadre d’une expo collective au Centre Arts Sutton le

printemps dernier, s’est mérité le prix coup de cœur du public.

Cette reconnaissance lui a permis de présenter Passages à

l’Espace Claire-Léger, une série de dix dessins réalisés

au graphite, au fusain, à l’encre ou au pastel, qui

abordent, avec nuance et sensibilité, le thème

intime du deuil. L’artiste le perçoit comme un mouvement

qui habite le vivant plutôt qu’une fin en soi.

 

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Et, jusqu’au 27 août, Les mille lignes, une cinquantaine d’œuvres dont 5 de grands formats, créés spécifiquement pour cette expo, sont présentées à la galerie de la Bibliothèque Gabrielle-Giroux-Bertrand de Cowansville. C’est magnifique. Ça vaut le détour. Ses gribouillis, comme l’artiste les appelle, prennent forme sur un bout de feuille, au gré des émotions du moment. C’est l’expression d’un langage libre, spontané, profondément vivant qu’elle tente d’amener plus loin. Le chat, en couverture, fait partie de l’exposition présentée actuellement à la bibliothèque municipale de Cowansville, une série de dessins de chat réalisée à partir de photographies envoyées par le public. 

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Les lignes du temps, 2025. Stylo bille et crayon de couleur sur papier marouflé sur bois, 50,8 x 71,1 cm.

Alicé, 2020. Crayons feutre sur papier, 22,0 x 30,5 cm.

Mars:

Voix de l’est : Expo bientraitance

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Huit artistes, dont Isabelle Lambert de Sutton, ont été sélectionnés pour représenter visuellement les concepts de maltraitance et de bientraitance envers les aînés. L’exposition éphémère se tient dans le parc du Centre culturel et communautaire John-Sleeth.

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«C’est une amie qui m’a dit qu’il y avait un appel de candidatures du CIUSSS de l’Estrie lié à la maltraitance. J’ai trouvé l’idée très intéressante. […] Une fois qu’on était choisi, on a reçu une soirée de formation pour comprendre les différents types de maltraitance», explique l’artiste.

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«La maltraitance face aux personnes vulnérables m’a touchée personnellement dans ma vie. J’avais une sœur qui était lourdement handicapée et elle était placée en institut. Elle est décédée à l’âge de 23 ans. Nous, on allait la voir régulièrement et on voyait qu’elle dépérissait. Après qu’elle soit décédée, on a su qu’un des préposés battait des enfants handicapés.»

—  Isabelle Lambert, artiste

 

Visiblement touchée par ce qu’elle a vécu, Mme Lambert partageait son récit afin de démontrer qu’on peut tous être témoin de la violence envers les aînés ou en être nous-même victime.Son œuvre intitulée Veilleras-tu sur moi? présente différents angles.«C’est le regard de ma mère de 96 ans que j’ai choisi de dessiner. C’est non seulement un regard, mais aussi la question de perception. Quand on est devant l’œuvre, on observe et avec ce regard-là, âgé, on se sent observé. Mais quand on s’approche, on voit qu’il y a quelque chose qui cloche. En s’approchant, on voit des scènes dans les pupilles», détaille Mme Lambert.

 

Elle a voulu que le public se questionne pour savoir comment il réagirait s’il voyait de la maltraitance. «Est-ce que je bouge? Est-ce que je me retire? Est-ce que je fais semblant que je n’ai rien vu?»

 

Une expo pour tous

 

Cette exposition, qui fait le tour de l’Estrie, est issue de l’initiative de deux comités de lutte contre la maltraitance envers les aînés de la région, soit le Plan d’action familles aînés et la Politique culturelle de la Ville de Sutton.

 

Présentée une première fois dans Brome-Missisquoi à Cowansville, elle arrive maintenant à Sutton, dans un lieu stratégique.

 

«On a choisi ce lieu parce que les gens qui fréquentent le Centre John-Sleeth ont des chances de venir au mois de mai. Il y a les marchés du samedi qui reviennent et il y a les terrains de pétanque. C’est stratégique pour que tout le monde voit l’exposition», explique Élizabeth Deit, directrice des loisirs, de la vie communautaire et de la culture pour la Ville de Sutton.

 

Cette exposition autoportante voyage de ville en ville afin de sensibiliser la population.

 

«La maltraitance envers les aînés, c’est une atteinte à leur dignité, à leur respect et à leur sécurité. Y mettre fin c’est de choisir la bientraitance», mentionne Nathalie Haman, organisatrice communautaire du CIUSS de l’Estrie – CHUS et animatrice de la Table de concertation des aînés de Brome-Missisquoi.

 

Les visiteurs peuvent balayer un code QR à l’entrée de l’exposition afin de connaître les histoires qui se cachent derrière chaque image.

Mai:

Journal le tour : Mention de l’expo Passage

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Isabelle Lambert, Trinité, 2025. Aquarelle, gouache, crayons de couleur et graphite sur papier marouflé sur bois. 63 x 101 cm

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© 2023 by Isabelle Lambert.

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